L’ordinateur › Sauvegarder et organiser ses photos › Module 2
leçon 7/11
Comprendre à quoi sert un gestionnaire de photos, et choisir celui qui vous convient.
Vos photos sont maintenant à l’abri. Reste l’autre problème : en avoir des milliers, et ne plus savoir où est celle qu’on cherche.
Pour l’anniversaire de sa sœur, elle cherche la photo prise chez elle en 2018. Elle fait défiler sa galerie pendant vingt minutes, remonte, redescend, s’arrête à mi-chemin… sans la retrouver. Elle sait que cette photo existe. Elle ne sait simplement pas où elle est.
La galerie d’un téléphone classe tout par date, et c’est à peu près tout. Au-delà de quelques milliers de photos, faire défiler devient long et fatigant. Elle ne sait pas regrouper un voyage entier, elle ne vous laisse pas noter vos meilleures photos, et elle ne contient que ce qui est sur le téléphone.
Pensez au catalogue d’une bibliothèque : les livres restent sur les rayons, mais des fiches permettent de retrouver n’importe lequel en quelques secondes. Un gestionnaire de photos (voir glossaire) fait la même chose pour vos images. Il :
Et surtout, il ajoute des informations autour de vos photos, sans abîmer les fichiers d’origine.
Il en existe pour tous les niveaux :
| Outil | Pour qui ? | À savoir |
|---|---|---|
| Photos (Windows ou Apple) | Une photothèque familiale simple | Déjà installé ; fonctions de tri limitées |
| Google Photos | Ceux qui veulent que tout soit automatique, depuis le téléphone | Service en ligne : vos photos sont hébergées chez Google ; recherche intelligente |
| digiKam | Grosse collection, envie de tout organiser | Gratuit et libre ; albums, mots-clés, notes, carte, reconnaissance faciale ; beaucoup de menus, il faut un temps d’adaptation |
| XnView MP | Parcourir vite, renommer, convertir | Gratuit pour un usage personnel ; lit plus de 500 formats ; pas de reconnaissance faciale |
| darktable | Amateurs passionnés, fichiers RAW | Gratuit et libre ; trie et développe les photos ; fonctionne de la même façon sous Windows, Mac et Linux |
Le bon outil n’est pas celui qui a le plus de boutons : c’est celui dont vous saurez encore comprendre l’organisation dans plusieurs années.
Dans les leçons suivantes, nous utilisons darktable. Il est gratuit, il fonctionne de la même façon quel que soit votre ordinateur, et sa « table lumineuse » fait très bien le tri. Vous utilisez déjà un autre outil ? Aucun souci : un tableau de correspondance dans la leçon 2.3 vous montre les équivalents.
Choisissez, puis tenez-vous-y
Vos notes et vos mots-clés vivent dans le logiciel que vous choisissez. Changer d’outil tous les six mois, c’est recommencer une partie du travail à chaque fois. Prenez le temps de choisir, puis restez-y.
Avant la prochaine leçon, notez sur papier trois photos que vous aimeriez pouvoir retrouver en moins d’une minute (par exemple : Noël 2018, la maison de vacances, le mariage d’un proche). Ce seront vos tests à la fin du module.
JPEG ou RAW ? Un fichier RAW (voir glossaire) contient les données brutes du capteur, sans compression : plus lourd, plus riche, plus souple à retoucher. Il est pris en charge par darktable et digiKam. Beaucoup de smartphones produisent seulement du JPEG.
Catalogue local ou cloud. darktable et digiKam gardent leur catalogue sur votre ordinateur. Google Photos garde le sien chez Google : pratique, mais moins maîtrisé.
Auto-hébergement : Immich propose la recherche par contenu et la reconnaissance faciale sur votre propre serveur.
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